CARITAS AFRIQUE EN ASSEMBLEE GENERALE A ROME: LA VOIX DE LESLEY-ANNE

As Caritas people, we can have no better desire than to pour love i



CARITAS AFRIQUE EN ASSEMBLEE GENERALE A ROME: LA VOIX DE LESLEY-ANNE
Votre Eminence, Excellences, Révérends Pères, frères et sœurs, membres du personnel et amis de Caritas…

C'est un grand plaisir pour moi de passer ce temps le jour d’aujourd’hui avec vous et merci pour l’invitation.

L'une des grandes forces de notre confédération est que nous rassemblons un très grand nombre d'organisations différentes – unies par une foi commune, une vision et un but communs. Bâtir une organisation cohérente et unie dans un monde d'une telle diversité peut se révéler une tâche ardue.

Je lisais l'autre jour qu'il y a environ 600 ans cette semaine, l'Église catholique romaine était fragmentée en trois, avec le pape Alexandre V (cinq) nommé à Pise, venant s'ajouter au pape Grégoire XII (douze) à Rome et au pape Benoît XII (douze) en Avignon. Penser à cette époque turbulente de l'histoire de notre Église me remplit d'espoir, car quels que soient les problèmes qu'il nous faut affronter aujourd'hui, au moins nous n'avons pas trois papes!

L'unité est fondamentale parce que la force est dans l'unité. Et l'unité n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui, où nous sommes appelés de toute urgence à prendre la parole, avec clarté et force, sur la scène mondiale, pour faire face à des problèmes de dimension planétaire sans précédent.

Ces derniers 2 ou 3 ans, nous avons vu comment une crise qui avait commencé dans un petit secteur du marché immobilier des États-Unis s'est transformée en une récession mondiale. L'ampleur de la crise financière a illustré noir sur blanc la mesure dans laquelle notre monde moderne était inextricablement connecté. Ces événements ont eu trois conséquences importantes:

• Ils ont déclenché une remise en question, qui aurait dû être faite de longue date, de nos grandes institutions internationales et de la façon dont nos systèmes financiers internationaux fonctionnent.

• Ils ont conforté la prise de conscience croissante que les solutions de beaucoup des problèmes auxquels le monde est confronté aujourd'hui passent obligatoirement par une collaboration et une coopération mondiales.

• Et troisièmement, ils ont mis en relief la nécessité d'adopter une approche éthique et fondée sur des valeurs pour faire face aux défis mondiaux actuels.

Ces trois conséquences ont des implications importantes non seulement pour la façon dont les pays coopèrent mais aussi pour la façon dont les organisations Caritas travaillent ensemble au sein de Caritas Internationalis, une conféderation globale.


Let us begin with the economic crisis. At the heart of this crisis was not just a huge financial deficit, but a deficit of ethics.

Our position as Caritas is that we need an economic system that responds to the needs of humanity as a whole, rather than serving the needs of the minority. An economic system based on the concepts of human dignity and the common good.
The global response to the economic crisis needs to be based on justice. Developing countries, which continue to suffer from soaring food prices, now face further problems due to the decline in global trade, falling commodity prices, reduced remittances from migrant workers, and cut-backs in foreign direct investment. The UN World Food Programme forecasts that the number of hungry people in the world will increase by a further 130 million this year, rising to 980 million.

But these problems are not confined to the developing world. These are not just your problems in Nigeria, Mozambique, Chad, Niger, Sudan, Senegal, Angola or Ethiopia... As you well know, here in Europe and in the United States, too, there is rising unemployment, poverty and hunger, and the threat of social and political unrest.

All Caritas Internationalis member organisations are seeing an increase in the number of poorer citizens relying on Caritas social services. In March unemployment in France for example is 2.5 million. In Spain over 20% of 25 years old professionals can not find a job. In the United States of America, over 40 million citizens live on the poverty line.

And rising unemployment and poverty levels in the developed countries of Europe and in the USA mean that there is a real danger that the problems of the world’s poorest countries will be neglected. Many Caritas organisations, therefore have a dual function – serving the poor in their home country as well as internationally. They have a vital role to play in ensuring that their governments look beyond their own national interests and do not use the excuse of tighter finances to ignore their aid promises to the poorest countries.

La crise financière a également mis en lumière l'injustice des systèmes économiques et commerciaux mondiaux qui sont gouvernés par les pays les plus riches. Si nous devons réviser ses systèmes mondiaux à la lumière de la crise, est-il juste qu'un si grand nombre de pays soient exclus du processus?

La réunion des 20 (vingt) pais au G20 marque une étape dans la bonne direction, du point de vue de l'élargissement de la participation, et elle a effectivement assuré une meilleure représentation des pays en développement. Mais, n'oublions pas qu'il y a près de 200 pays dans le monde, il reste donc un long chemin à parcourir avant que l'on puisse affirmer que le processus est réellement ouvert à tous.

Les concepts de justice et d'éthique mondiale sont aussi au cœur de l'approche adoptée par Caritas Internationalis pour s'attaquer au problème du changement climatique. Le changement climatique est une question de justice parce que tant ses causes que ses effets sont inéquitables. C'est une question d'éthique parce que les pays les plus riches du monde doivent reconnaître la responsabilité morale qui leur incombe de réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en fournissant des fonds, des technologies et des connaissances susceptibles de permettre aux pays les plus pauvres de développer leur propre économie, ce qui est leur droit le plus légitime.

Les organisations membres Caritas dans le monde développé ont clairement un rôle à jouer pour obliger leurs propres gouvernements à être comptables de leurs engagements. Les pays les plus riches du monde s'étaient engagés à verser globalement quelque 18 milliards de dollars au cours des sept dernières années, mais moins de 10 % de ce montant ont été décaissés. Or, selon les Nations Unies, entre 50 milliards de dollars et 70 milliards de dollars chaque année devront être investis immédiatement pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux inondations, aux sécheresses et aux canicules.

À l'échelon international, Caritas a une légitimité unique pour s'exprimer avec autorité sur ce sujet. Un grand nombre de nos organisations membres sont en première ligne dans le combat qui est mené contre les effets du changement climatique. Notre Groupe de référence de Caritas Internationalis sur la justice climatique compte des représentants du Bangladesh, de l'Éthiopie, de l'Inde, du Kenya, du Pérou, Mexique et de l'Afrique du Sud. Parvenir à attirer l'attention de la communauté internationale sur leur expérience et leurs histoires, d'une manière coordonnée, nous donne la capacité de présenter un dossier solide.

Un autre domaine prioritaire pour Caritas Internationalis est la migration – et ici aussi, il est clairement question d'éthique et de justice. Trop souvent, l'étranger parmi nous est accueilli avec crainte et hostilité et non à bras ouverts comme le demande une approche véritablement éthique et chrétienne.

En Italie, c'est désormais un crime d'entrer dans le pays illégalement et vous pouvez être envoyé en prison pour avoir loué un logement à un immigré clandestin. Un grand nombre de nos organisations Caritas travaillent avec les migrants – dans certains cas, en aidant les immigrés et, dans d'autres, en veillant à la protection des droits de leurs propres citoyens travaillant à l'étranger. Ici encore, l'expérience de nos organisations membres donne une autorité et une légitimité précieuses à nos activités de plaidoyer sur la scène mondiale – une unité dans la diversité.

Concernant notre action humanitaire, nous sommes de plus en plus souvent amenés à intervenir dans des situations d'urgence ‘provoquées par les hommes’. Comme nous venons de le voir, le nombre croissant de catastrophes liées au climat peuvent être placées dans cette catégorie lorsqu'elles sont un effet du changement climatique.

Un autre type de catastrophes ‘provoquées par les hommes’ comprend la famine et le déplacement de populations entraînés par un conflit et des gouvernements dictatoriaux. Nos interventions dans ces situations soulèvent certains problèmes complexes, car il nous faut concilier l'impératif humanitaire de fournir des secours prompts et efficaces à ceux qui souffrent et la nécessité de nous élever contre la violence et l'oppression.

I have attended several meetings in Beijing and South Corea as part of the Caritas Internationalis Working Group on North Korea. The fact that Caritas is able to deliver humanitarian aid even in these most difficult of circumstances is a credit to our global confederation and also lends considerable weight to our statements in support of peaceful solutions to problems such as the threat posed by Korea’s nuclear weapons programme.

Other areas where CI continues to operate in extremely difficult and politically complex conditions include Sudan, Zimbabwe, Somalia, Colombia, Pakistan, Irak, Libya, Syria, Occupied Palestinian Territories and Myanmar.

As we have seen, many of the challenges we face today are a result of systemic failures.

• The financial turmoil in our world is a failure of our economic systems;
• climate change is a result of our flawed energy and ecological systems;
• conflict and oppression often result from poor, corrupt governance systems
• But above all, we are suffering a failure in our value systems – values such as transparency, integrity, compassion, solidarity, partnership, the common good, and justice.

The world is experiencing a crisis of exclusion, of injustice and inequality. In a world so deeply divided we need more than ever, common values and a global ethic that unite us as one human community, one human family.

As Caritas people in all our diversity of race and cultures, we are united in being people of faith, people of religion. And the root of the word religion means “to rebind” – to bridge the separation between peoples, to reintegrate the marginalised, to heal our communities, to re-establish men and women at the service of our societies.

As Caritas Internationalis, this means looking deeper at how we can “re-bind” our confederation, to build bridges towards increased effectiveness as a global organisation; to find innovative ways of working together in collaboration, for the common good.

At a time of crisis our temptation is often towards introspection, navel gazing as we say about who we are. But crisis can also lead us to internal transformation, the discovery that we are comfortable and proud of our Catholic identity which unites as both as individuals and as organisations. It is important to know who you are. But perhaps more important it to know who and what God is calling us to become.

A Conference such as this one for all of Caritas in Africa and our Caritas Internationalis General Assembly starting on Sunday is a valuable opportunity for such reflection.

St Thomas Aquinas said that our capacity for joy is a response to the God who created us and who delights in us and our desires, who calls us to flourish as good creatures in a good world.

Aquinas says: “As the sun pours light into the air, so God pours grace into the soul.”

As Caritas people, we can have no better desire than to pour love i

Vendredi 20 Mai 2011
Ambroise Tine
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Madame, Monsieur,

Au nom de mes collaborateurs, Abbé Alphonse Seck, Secrétaire Général et l'ensemble des membres de notre Confédération Caritas Sénégal, je vous souhaite la bienvenue et vous exprime notre joie de vous accueillir.

Ce site a pour objectif de vous aider  à trouver des informations sur la vie, la mission, les projets et programmes, les activités, les évènements de Caritas Sénégal et bien d'autres choses encore.

A travers ce site, nous voulons également promouvoir l'esprit Caritas ainsi qu'un élan de solidarité en faveur de ceux qui sont loin de tout et contribuer au développement intégral de l'homme.

Sur le chemin du service de l'Amour et la Solidarité au Sénégal et dans le monde, .vos idées et suggestions nous sont précieuses et les attendons pour mieux progresser ensemble.

Bonne visite et que la bénédiction du Seigneur vous accompagne tous les jours!
 
Son Excellence Mgr Jean-Pierre Bassène,
Evêque du diocèse de Kolda
Président de la Commission de Pastorale Sociale de la Conférence Episcopale
 





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