Benoîr XVI: une encyclique sociale pour la justice et le développement



CARITAS IN VERITATE, ENCYCLIQUE SOCIALE DE BENOIT XVI

CONTEXTE

L’Encyclique, Caritas In Veritate, considéré par le Pape Benoît XVI, comme un prolongement cohérent de l’enseignement social des Pontifes qui l’ont précédé, constitue une fidélité dynamique à la lumière reçue de Jésus-Christ pour éclairer les situations existentielles de notre époque, marquée par une grande crise d’ordre économique, social, éthique et religieux, son objectif est de "contribuer par sa foi et sa pensée, éclairée par l’Evangile, à l’édification d’une société de liberté et de justice, dans la perspective idéale d’une civilisation animée par l’amour".

PRESENTATION
 Introduction et premier chapitre : Le message de Populorum Progessio
 Deuxième chapitre : Le développement humain aujourd’hui
 Troisième chapitre : Fraternité, développement économique et société civile
 Quatrième chapitre : Développement des peuples, droits et devoirs, environnement
 Cinquième chapitre : La collaboration de la famille humaine
 Sixième chapitre et conclusion : Le développement des peuples et la technique

CLARIFICATION DES CONCEPTS
Dans la présentation que nous faisons de cette encyclique très dense, nous avons opté pour une approche simple : clarifier les concepts souvent utilisés dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, en donnant la compréhension qu’en a le magistère de l’Eglise, notamment le pape Benoît XVI.

DEVELOPPEMENT

Pour le Saint Père, il est compris au sens humain et chrétien, comme le cœur du message social chrétien et la charité chrétienne constitue une force principale au service du développement.

L’Eglise est appelée à rendre l’amour du Christ pleinement visible à ses contemporains, ordonnés tous au progrès. L’idée d’un monde sans développement traduit une défiance à l’égard de l’homme et de Dieu. C’est donc une grave erreur que de mépriser les capacités humaines de contrôler les déséquilibres du développement ou même d’ignorer que l’homme est constitutionnellement tendu vers l’"être davantage.

Absolutiser idéologiquement le progrès technique ou aspirer à l’utopie d’une humanité revenue à son état premier de nature, sont deux manières opposées de séparer le progrès de son évaluation morale et donc de notre responsabilité.

Le Pape rappelle qu’une société ne peut avoir de bases solides si tout en affirmant des valeurs comme la dignité de la personne, la justice et la paix, elle se construit radicalement en acceptant et en tolérant les formes les plus diverses de mépris et de violation de la vie humaine, surtout si elle est faible et marginalisée (§15).

Le Progrès, dans son apparition et son essence, est une vocation"… Dans le dessein de Dieu, chaque homme est appelé à se développer car toute vie est vocation". C’est cela précisément qui autorise l’Eglise à intervenir dans le développement (§16) en projetant la lumière de l’Evangile sur les questions sociales (cf. P. Progressio, §34-36).

Enfin, définir le développement comme une vocation, c’est reconnaître, d’un côté, qu’il naît d’un appel transcendent et, de l’autre, qu’il est capable de se donner par lui-même son sens propre et ultime".

Il est donc incontournable dans le cadre de cette vision du développement, de reconnaître que la vocation est un appel qui réclame une réponse libre et responsable : Le développement humain intégral suppose la liberté responsable de la personne et des peuples… aucune structure ne peut garantir ce développement en dehors et en-dessous de la responsabilité humaine… Chacun demeure, quelles que soient les influences qui s’exercent sur lui, l’artisan principal de sa réussite ou de son échec. (§17).

Les situations de sous-développement ne sont donc pas le fruit du hasard ou d’une nécessité historique, mais de la responsabilité humaine.

C’est la raison pour laquelle, les peuples de la faim interpellent de façon dramatique les peuples de l’opulence, afin qu’ils prennent ensemble leurs responsabilités.

Face aux grands problèmes de l’injustice dans le développement des peuples, le Pape demande que l’on agisse avec courage et sans retard et cette urgence est dictée aussi par l’amour dans la vérité. "C’est la charité du Christ qui nous presse", "CARITAS Christi urget nos (2co5,14)

Il faut cependant faire attention à la tendance de l’homme à faire coïncider le bonheur et le salut avec des formes immanentes de bien-être matériel et d’action sociale, convaincu qu’il est d’être autosuffisant et d’être capable d’éliminer le mal présent dans l’histoire uniquement par sa seule action (§34).

ESPERANCE CHRETIENNE

Elle est considérée par le Saint père comme une puissante ressource sociale au service du développement humain intégral, recherché dans la liberté et dans la justice". (§34). L’espérance encourage la raison et lui donne la force d’orienter la volonté. Elle est déjà présente dans la foi qui la ressuscite. La charité dans la vérité s’en nourrit et, en même temps, la manifeste. Etant un don de Dieu absolument gratuit, elle fait irruption dans notre vie comme quelque chose qui n’est pas dû, qui transcende toute loi de justice. Le don, par sa nature, surpasse le mérite, sa règle est l’abondance.

VERITE

En abordant la question de la VERITE, le Saint Père Benoît XVI, rappelle qu’ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs (§35).

Il souligne aussi que la VERITE qui, à l’égard de la charité, est un don, est plus grande que nous, comme l’enseigne Saint Augustin. De même, notre vérité propre, celle de notre conscience personnelle, nous est donnée.

Dans tout processus cognitif, un effet, la VERITE n’est pas produite par nous, mais elle est toujours découverte ou, mieux, reçue. Comme l’amour, elle ne naît pas de la pensée ou de la volonté mais, pour ainsi dire, s’impose à l’être humain. (§34).


LE MARCHE

Pour le Saint Père, le Marché, c’est l’institution économique qui permet aux personnes de se rencontrer, en tant qu’agents économiques, utilisant le Contrat pour régler leurs relations et échanger des biens et des services fongibles entre eux pour satisfaire leurs besoins et leurs désirs.

Le marché est soumis aux principes de la justice dite commutative, qui règle justement les rapports du donner et du recevoir entre sujets égaux.

La justice distributive et la justice sociale sont d’une grande importance pour l’économie de marché parce qu’elle est insérée dans les maillons d’un contexte social et politique plus vaste et dans une trame de relations.

Sans formes internes de solidarité et de confiance réciproque, le marché ne peut pleinement remplir sa fonction économique. Aujourd’hui, c’est cette confiance qui fait défaut et la perte de confiance est une perte grave (§35).

L’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux par la simple extension de la logique marchande. Elle doit viser la recherche du bien commun que la communauté politique doit aussi prendre en charge. C’est pourquoi il faut toujours avoir présent à l’esprit que séparer l’agir économique, à qui il reviendrait seulement de produire de la richesse, de l’agir politique, à qui il reviendrait de rechercher la justice au moyen de la redistribution, est une cause de grands déséquilibres.

L’agir économique ne doit pas être considéré comme antisocial. Il est orienté par une certaine idéologie. Il n’existe pas à l’état pur. Il tire sa forme de configurations culturelles qui le caractérisent et l’orientent. C’est pourquoi, il n’est pas un instrument qui doit être mis en cause mais l’homme, sa conscience morale et sa responsabilité personnelle et sociale.

La sphère économique appartient à l’activité de l’homme et, justement parce qu’elle est humaine, elle doit être structurée et organisée institutionnellement de façon éthique sur la base des principes de la transparence, de l’honnêteté, de la responsabilité, de la gratuité et de la logique de don, comme expression de la fraternité (§36).

Le marché international doit être le reflet d’un monde où tous auront à donner et à recevoir, sans que le progrès des uns soit un obstacle au développement des autres" (§32).


L’ENTREPRISE

S’agissant de l’entreprise, le Pape Benoît XVI juge qu’elle est caractérisée par de graves déviances et des dysfonctionnements ; elle appelle de profonds changements dans la façon de la concevoir.

Un des grands risques qu’elle court, est qu’elle soit presqu’exclusivement soumise à celui qui investit en elle et que sa valeur sociale finisse ainsi par être amoindrie.

La fameuse délocalisation de l’activité productive peut atténuer chez l’entrepreneur le sens de ses responsabilités vis-à-vis des porteurs d’intérêts tels que les travailleurs, les fournisseurs, les consommateurs, l’environnement naturel et, plus largement, la société environnante ; et ce, au profit des actionnaires qui ne sont pas liés, à un lieu spécifique et qui jouissent donc d‘une extraordinaire mobilité.

La gestion de l’entreprise doit tenir compte des intérêts de ses propriétaires et en même temps de ceux de toutes les autres catégories de sujets qui contribuent à sa vie.

Il n’est pas licite de délocaliser seulement pour jouir de faveurs particulières ou, pire, pour exploiter la société locale sans lui apporter une véritable contribution à la mise en place d’un système productif et social solide, facteur incontournable d’un développement stable (§40).


SOLIDARITE

Elle est un des principes de base de l’enseignement social de l’Eglise Catholique. Et pour le Saint Père, elle signifie avant tout se sentir tous responsables. Elle ne peut donc être déléguée à l’Etat.

Si hier on pensait qu’il fallait d’abord rechercher la justice et que la gratuité devait intervenir ensuite comme un complément, aujourd’hui, il faut dire, que sans la gratuité, on ne pourrait même pas réaliser la justice.

A côté de l’entreprise privée, tournée vers le profit, et de divers types d’entreprises publiques, il est opportun que les organisations productrices qui poursuivent des buts mutualistes et sociaux puissent s’implanter et se développer.

La charité dans la vérité signifie alors qu’il faut donner forme et organisation aux activités économiques qui, sans viser le profit, entendent aller au-delà de la logique de l’échange des équivalents et du profit comme but en soi. (§38).




AIDE INTERNATIONALE

Elle est très discutée en ce moment dans sa dimension politique. Le Saint Père considère qu’à l’intérieur d’un projet de solidarité ciblé en vue de la solution des problèmes économiques actuels, elle devrait en premier lieu soutenir la consolidation de systèmes constitutionnels, juridiques, administratifs dans les pays qui ne jouissent pas encore pleinement de ces biens.
A côté des aides économiques, il doit y avoir celles qui ont pour but de renforcer les garanties propres à l’Etat de droit, un système d’ordre public et de détention efficaces dans le respect des droits humains, des institutions vraiment démocratiques (§41).

AIDE AU DEVELOPPEMENT

Le Saint Père lui accorde une grande importance et fait remarquer que l’aide au développement des pays pauvres doit être considérée comme un véritable instrument de création de richesse pour tous.

Un système de solidarité sociale plus largement participatif et mieux organisé, moins bureaucratique sans être pour autant moins coordonné permettrait de valoriser de nombreuses énergies, actuellement en sommeil, et tournerait à l’avantage de la solidarité entre les hommes et les peuples.

Une possibilité d’aide au développement pourrait résider dans l’application efficace de ce qu’on appelle communément la subsidiarité fiscale, qui permettrait aux citoyens de décider de la destination d’une part de leurs impôts versés à l’Etat. (§60)


L’AUTORITE POLITIQUE

La politique est une dimension incontournable dans le mécanisme de fonctionnement des affaires de ce monde. C’est conscient de cela que le Pape Benoît XVI retient que l’autorité politique a une spécification plurivalente qui ne peut être négligée, dans la mise en place d’un nouvel ordre économico-productif, socialement responsable et à dimension humaine. On doit promouvoir une autorité politique répartie et active sur plusieurs plans. L’Etat doit continuer à accroître son rôle en récupérant nombre de ses compétences.

L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

Face au développement irrésistible de l’interdépendance mondiale, et alors que nous sommes en présence d’une récession également mondiale, l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des Nations unies, trouve un large écho. On ressent également fortement l’urgence de trouver des formes innovantes pour concrétiser le principe de la responsabilité de protéger et pour accorder aux nations les plus pauvres une voix opérante dans les décisions communes. Cela est d’autant plus nécessaire pour la recherche d’un ordre politique, juridique et économique, susceptible d’accroître et d’orienter la collaboration internationale vers le développement solidaire de tous les peuples. Pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres, pour assurer la protection de l’environnement et pour réguler les flux migratoires, il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telles qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le Bienheureux Jean XXIII. Une telle Autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité, être ordonnée à la réalisation du bien commun, s’engager pour la promotion d’un authentique développement humain intégral qui s’inspire des valeurs de l’amour et de la vérité. Cette autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux.

MONDIALISATION

Pour Benoît XVI, la mondialisation est un processus socio-économique mais qui revêt d’autres dimensions, d’une humanité de plus en plus interconnectée.

L’articulation de l’autorité politique aux niveaux local, national, et international est, entre autres, une des vraies pièces maîtresses pour parvenir à orienter la mondialisation économique et éviter, qu’elle ne mine dans les faits les fondements de la démocratie.

La vérité de la mondialisation comme processus et sa nature éthique fondamentale dérivent de l’unité de la famille humaine et de son développement dans le bien.

Il faut travailler sans cesse enfin de favoriser une orientation culturelle personnaliste et communautaire, ouverte à la transcendance du processus d’intégration planétaire. (§ 41).

Nous ne devons pas être des victimes mais des protagonistes, avançant avec bons sens, guidés par la charité et la vérité.

Le processus de la mondialisation offre de multiples opportunités de développement à saisir. Il est un phénomène multidimensionnel et polyvalent, qui exige d’être saisi dans la diversité et dans l’unité de tous ses aspects, y compris sa dimension théologique qui l’oriente en termes de relationalité, de communion et de partage.
La mondialisation réclame certainement une autorité, puisqu’est un jeu le problème du bien commun qu’il faut poursuivre ensemble, à jouer de façon subsidiaire et polyarchique.

LOI NATURELLE (§59)

Benoît XVI considère que de multiples et singulières convergences éthiques se trouvent dans toutes les cultures ; elles sont l’expression de la même nature humaine, voulue par le Créateur et que la sagesse éthique de l’humanité appelle la loi naturelle.

L’adhésion à cette loi, inscrite dans les cœurs, est le présupposé de toute collaboration sociale constructive. Toutes les cultures ont des pesanteurs dont elles devront se libérer, des ombres auxquelles elles doivent se soustraire.

La foi chrétienne qui s’incarne dans les cultures en les transcendant, peut les aider à grandir dans la convivialité et dans la solidarité au bénéfice du développement communautaire et planétaire.


MIGRATION ET DEVELOPPEMENT

Le Pape aborde ce binôme en affirmant d’emblée et de manière forte que le phénomène des migrations mérite attention quand on parle de développement humain intégral. Il impressionne quand on considère le nombre de personnes qu’il concerne, de problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève. Il lance des défis dramatiques aux communautés nationales et à la communauté internationale.

C’est un phénomène, caractéristique de notre époque, qui requiert une politique de coopération internationale forte sur le long terme.

Une telle politique doit être développée en partant d’une étroite collaboration entre les pays d’origine et d’accueil.

La politique de gestion du phénomène migratoire doit s’accompagner de normes internationales adéquates, capables d’harmoniser les divers ordres législatifs, dans le but de sauvegarder les exigences et les droits des personnes et des familles émigrées, et en même temps, des sociétés où arrivent les mêmes émigrés. Aucun pays ne peut être en mesure de faire face seul aux problèmes migratoires de notre temps (poids de souffrances, de malaise et d’aspirations). Les travailleurs migrants contribuent largement au développement économique des pays d’accueil et d’origine.

Le migrant ne doit pas être considéré comme une marchandise ou simplement comme une force de travail et être traité comme un facteur de production quelconque. Il est une personne humaine, qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables. (§61)

PAUVRETE

Selon le Saint Père, la pauvreté est liée à un développement économique, et pour la vaincre, il ne s’agit pas de corriger ce dysfonctionnement par l’assistance. Les pauvres ne sont pas à considérer comme un "fardeau", mais au contraire comme une ressource, même du point de vue strictement économique.

Dans de nombreux cas, la pauvreté est le résultat de la violation de la dignité du travail humain (possibilités de travail limitées [chômage ou sous-emploi], de la mésestime du droit au juste salaire, à la sécurité de la personne du travailleur et de sa famille (§63).

CHANGEMENT DE MENTALITE

Un véritable changement de mentalité, affirme le Saint Père, est nécessaire qui nous amène à adopter de nouveaux styles de vie dans lesquels les éléments qui déterminent les choix de consommation, d’épargne et d’investissement soient la rechercher du vrai, du bon, du bien ainsi que la communion avec les autres hommes pour une croissance commune (§51).

RAPPORT HOMME /ENVIRONNEMENT

Benoît XVI aborde cette question à partir de sa dimension théologique et en lui conférant un aspect prospectif. Pour lui, l’environnement naturel est donné à tous par Dieu et son usage représente pour tous une responsabilité à l’égard des pauvres, des générations à venir, de l’humanité entière

La protection de l’environnement, des ressources et du climat demande que tous les responsables internationaux agissent ensemble et démontrent leur résolution à travailler honnêtement, dans le respect de la loi et de la solidarité à l’égard des régions des plus faibles de la planète (§50).
La façon dont l’homme traite l’environnement influence les modalités avec lesquelles il se traite lui-même et réciproquement. Il faut donc renforcer l’alliance entre l’être humain et l’environnement.

Les projets en vue du développement humain ne doivent pas ignorer les générations à venir et doivent se fonder sur la solidarité et la justice intergénérationnelles. (§48).

LES PROBLEMATIQUES ENERGETIQUES

Pour Benoît XVI, l’accaparement des ressources énergétiques non renouvelables par certains états, groupes de pouvoir ou entreprises, constitue, en effet, un grave obstacle au développement des pays pauvres qui n’ont pas les ressources économiques nécessaires pour accéder à ces ressources énergétiques.

Cet accaparement des ressources naturelles qui, dans de nombreux cas, se trouvent dans les pays pauvres, engendrent l’exploitation et de fréquents conflits entre nations ou à l’intérieur de ceux-ci avec de lourdes conséquences (morts, destruction et autres dommages).

Pour créer l’équilibre, il est nécessaire de progresser dans la recherche d’énergies alternatives à moindre coût, accessibles aux pauvres.


RELIGION ET DEVELOPPEMENT

La religion chrétienne et les autres religions, affirme le Pape Benoît XVI, ne peuvent apporter leur contribution au développement humain seulement si Dieu a aussi sa place dans la sphère publique et cela concerne les dimensions culturelle, sociale, économique et particulièrement politique (§56).

La négation du droit de professer publiquement sa religion et d’œuvrer pour que les vérités de foi inspirent aussi la vie publique a des conséquences négatives sur le développement véritable.

L’exclusion de la religion du domaine public, comme par ailleurs, le fondamentalisme religieux, empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l’humanité.

La vie publique s’appauvrit et la politique devient opprimante et agressive si Dieu est vidé de l’espace public. Les droits humains ne sont pas respectés soit parce qu’ils sont privés de leur fondement, soit parce que la liberté personnelle n’est pas reconnue.

Dans le laïcisme et le fondamentalisme, la possibilité d’un dialogue fécond et d’une collaboration efficace entre la raison et la foi s’évanouit.

La raison a toujours besoin d’être purifiée par la foi, et ceci vaut également pour la raison politique, qui ne doit pas se croire toute puissante. Et la religion a besoin d’être purifiée par la raison afin qu’apparaissent son visage humain authentique.

PAIX

Elle risque parfois, dit le Saint Père, d’être considérée comme un produit technique, fruit des seuls accords entre les gouvernements ou d’initiatives destinées à procurer des aides économiques efficaces.
Bâtir la paix, il est vrai, demande que l’on tisse sans cesse des contacts diplomatiques, des échanges économiques et technologiques, des rencontres culturelles, des accords sur des projets communs ainsi que le déploiement d’efforts réciproques pour endiguer les menaces de guerre et couper à la racine la tentative récurrente du terrorisme.

Ces efforts auront des effets durables s’ils s’appuient sur des valeurs enracinées dans la vérité de la vie. Il faut donc écouter la voix des populations concernées et examiner leur situation pour en interpréter les attentes avec justesse.

C’est donc important de promouvoir les rencontres entre les peuples et favoriser le développement à partir de l’amour et de la compréhension réciproques (§72).

MOYENS DE COMMUNICATION SOCIALE

L’importance des media dans le processus de développement des peuples n’est plus à démontrer. Et le Saint Père considère qu’il est important de réfléchir attentivement à l’influence des média, en particulier sur le plan technico-culturel de la mondialisation et du développement solidaire des peuples.

Le sens et la finalité des média doivent être recherchés sur une base anthropologique. Ils peuvent alors être une occasion d’humanisation quand ils ont pour objectif la promotion de la dignité des personnes et des peuples. Pour ce faire, ils doivent être animés de charité et mis au service de la vérité, du bien commun et d’une fraternité surnaturelle et naturelle.
Les medias par l’information et la communication peuvent constituer une aide puissante pour faire grandir la communion de la famille humaine (§73).


BIOETHIQUE

L’affrontement culturel entre la technique et la responsabilité morale de l’homme trouve, selon le Saint Père, un terrain dans le domaine de la bioéthique (§ 74-75).

C’est un domaine délicat et décisif ou émerge avec une force dramatique la question fondamentale de savoir si l’homme s’est produit lui-même ou s’il dépend de Dieu.

Les découvertes scientifiques en ce domaine et les possibilités d’intervention technique semblent tellement avancées qu’elles imposent de choisir entre deux types de rationalité :

- Celle de la raison ouverte à la transcendance,
- Celle d’une raison close dans l’immanence technologique.

Face à ces problèmes dramatiques, la raison et la foi s’aident réciproquement. Ce n’est qu’ensemble qu’elles sauveront l’homme.

Attirée par l’agir technique pur, la raison sans la foi est destinée à se perdre dans l’illusion de sa toute puissance. La foi, sans la raison, risque de devenir étrangère à la vie concrète des peuples (§74).

La culture de mort dispose aujourd’hui d’instruments tout à fait nouveaux. A la plaie tragique et profonde de l’amertume, pourrait s’ajouter aujourd’hui et à l’avenir, et c’est déjà subrepticement (in nuce) (en germe) une planification eugénique systématique des naissances.

D’un côté, on voit un « mens euthanasica » (mentalité favorable à l’euthanasie) se frayer un chemin, manifestation tout aussi abusive d’une volonté de domination sur la vie qui, dans certaines conditions, n’est plus considérée comme digne d’être vécue.
Derrière tout cela se cachent des positions culturelles négatives de la dignité humaine.


EDUCATION ET DEVELOPPEMENT (§61)

Le terme « éducation » ne renvoie pas seulement à l’instruction ou à la formation professionnelle, toutes deux essentielles pour le développement, mais à la formation complète de la personne (plein épanouissement)

TOURISME INTRNATIONAL (§61)

Il peut constituer un facteur notable de développement économique et de croissance culturelle, mais peut aussi se transformer en occasion d’exploitation et de déchéance morale, en facteur contre-éducatif pour les populations locales comme pour les touristes.

Le tourisme sexuel qui engendre des comportements immoraux ou même pervers sacrifie beaucoup d’humains même à un jeune âge. Cela naturellement avec la complicité silencieuse de ceux qui nous gouvernent. Il ne favorise en rien une rencontre véritable entre els personnes et les cultures.

APPEL :
Le développement a besoin de chrétiens qui ont les mains tendues vers Dieu, conscients que l’amour riche de vérité d’où procède l’authentique développement, n’est pas produit par nous, mais, nous est donné.
Alors tous sont appelés à rivaliser de respect les uns pour les autres (Rm 12,9-10) et à se dévouer généreusement à la réalisation du développement de tout l’homme et de tous les hommes (§79).





Vendredi 2 Octobre 2009
Ambroise Tine
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Sur le chemin du service de l'Amour et la Solidarité au Sénégal et dans le monde, .vos idées et suggestions nous sont précieuses et les attendons pour mieux progresser ensemble.

Bonne visite et que la bénédiction du Seigneur vous accompagne tous les jours!
 
Son Excellence Mgr Jean-Pierre Bassène,
Evêque du diocèse de Kolda
Président de la Commission de Pastorale Sociale de la Conférence Episcopale
 





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